MADEINDECEMBRE

Cut up des échanges mail 2017 entre membres du collège

 

-oops parti trop vite !

-je ne vois pas le coût de l’adhésion

-Alors je maintiens ma position initiale et je ne valide pas cette proposition qui passe par la force des choses et du fait que vous êtes 3 a la soutenir

-A vos agendas!

-je valide

-correction « quand il m’en a parlé en JUILLET »

-Je ne serais pas connectée du week end à partir de demain 9h

-Je suis désolé mais ce mail ne me convient pas.

-Je comprends les ressentiments d’Anne-So

-Bisous de samedi

-Tu exprimes exactement ce que je voulais dire très maladroitement. Je suis d’accord à 100 % avec ta synthèse et ta proposition !

-Là ou je suis pessimiste c’est sur les caractères qui sont mis en relation dans cet situation et le devenir de l’ambiance générale de l’asso!

-Effectivement: rappeler une règle qu’on n’intégrait pas toutes/tous avant est-elle valable?

-je vais donc reprendre les 30 mails de cet intitulé de mail et vous proposer un synthèse

-#MesHormonesSEnSouviennent!

Kiss!

Des bises

Bien à vous!

MERCI MAUD

 

 

je ne saisie pas la portée de toutes ces infos.

-possible ou pas possible, risqué ou pas risqué, clair ou pas clair.

-je serais ok pour ce point clarifier pendant le collège de vendredi 14h si vous êtes d’accord.

-Le nouveau collège (sachant qu’il a l’expérience 2015/2016 puisqu’il n’y a pas de nouveau/nouvelle) envisage-t-il sereinement un fonctionnement à 5 au vu de l’ampleur du trvl à poursuivre et du maintien des relations avec la ville pour aboutir notre projet commun de relogement?!

-Ok, j’attends le feu vert d’Isabelle pour modifier (art 4) et signer la convention numériquement, et effectuer un virement (j’ai pris tout ce qu’il faut pour à Paris)

-a cela je répond que le problème est belle et bien le manque d’engagement de la part de l’assembler generale . et nous n’avons plus a perdre de temps a essayer d’introduire ce qui ne veulent pas s’introduire .

-a bientot camarades de l’utopia collegium ! Vincent

-Salut les grosses têtes !

-j’ai eu JD au téléphone qui a validé cela :

je serai en télétravail demain entre 9h et 15h maximum

-pour en avoir parlé en couloir vite fait avec JD (vers 14h),
il vont peut être chercher une autre solution
voire ont peut être trouvé une autre solution
mais peut être que ce n’est que du bruit de couloir, à vérifier.

– je ne vois pas pourquoi je serais aller trop vite
-Pour alimenter la réflexion autour du travail de partenariat au sein la friche, je vous envoie quelques docs, et un écrit que j’ai produit sur le sujet.

-hello,

je ne comprends pas , Anne so et moi avons déjà validé positivement dans la foulée de vos mails.

-Yes c’est tout bon Omar! En effet les problématiques de mails persistent.. 😉

On fait avec notre ami.e robot.e ezlmh et avec le sourire!

 

Isabelle Paquet (membre du collège jusqu’au 15 décembre 2017)

 

[ Les éditos de MadeInLamartine sont chaque fois rédigés par des plumes différentes, ce sont des interprétations subjectives d’usagers de la Friche Lamartine. ]

MADEINNOVEMBRE

SEISMES SYSTEMIQUES

Depuis notre dernier RDV avec les services de la Ville de Lyon, l’horizon de notre relogement se clarifie au printemps 2019 avec la découverte surprenante d’une maitrise d’œuvre attribuée au service de la construction de la ville.
Gain de temps de 4 mois et gain budgétaire de 150 M€,  notre triple objectif devient le programme, le programme et le programme soit investir deux sites sur quatre lieux dont un ERP de catégorie 5 mais avant tout défendre un nouvel écosystème de friche qui soit un lieu de recherche, d’expérimentation, de création et de production artistique partagé par et pour des artistes sur une surface à inventer de 2000 m2.
Autre mouvement tellurique. La rencontre avec  Loïc Graber, notre nouvel adjoint  à la culture nous offre un rapport équilibré et  un regard enthousiasmant sur notre maturité structurelle et  notre rôle de partenaire crédible sur le territoire. Cependant les moyens économiques pour notre soutien de fonctionnement restent limités alors à nous d’inventer davantage d’appuis et de ressources en réseaux et compétence plutôt que de s’égarer en illusion de  guichet.

 

Pendant ce temps nos  processus dynamiques progressent inspirés des graffitis  inscrits sur le temple de Delphes. Depuis  notre tradition d’introspection, nous savons clairement que c’est  en devenant fort en interne, entre nous, que nous avons perçu la puissance de notre collectif à l’extérieur de nos murs.
Le second poste salarié en soutien à la vie associative occupé par Julie Chapelle et l’attribution de budget supplémentaire pour nos huit groupes de travail (GDT) laissent espérer une spirale dynamique valorisante pour tous nos membres bénévoles et les projets émergent : édition d’un livre, une rencontre entre équipe artistique et programmateur du spectacle vivant, perspective de production d’Art dans l’Espace Public à l’image de la fresque de Sham Sham :
Un immense raton laveur au corps de favelas

 

Malgré toutes ces belles augures, depuis paires d’années, sont en tension les coutures de nos murs. Ils peinent à contenir la profusion de production de futur et là c’est la tectonique des Arts.
Comme des plaques continentales, nos pratiques en soif de développement se télescopent,  avec fracas et transforment nos géographies rêvés.  Il faut de l’huile dans les rouages, en quantité et qualité, du vrai dialogue, pour, comme le sourcier, faire émerger une nouvelles fluidité de ressources.
Je, tu, il, elle, nous  investissons dans Lamartine tout en provisionnant les risques.
Nous, elle, il, tu, je crois et nous faisons croitre le fait martin et la pensée martine.
La marmite bouillonne, les mailing-listes fusent d’analyses et de prospective, de l’économie politique à  la lucrativité de l’Artistique. Elles nous  arrivent de la Réunion, du Nigéria ou de la ville rose  et nos robot-facteur font la gueule et prennent le temps de distribuer la parole avec poésie, dysfonctionnement et partialité.

 

Pour être à jour, l’ordre du temps nous invite à  redescendre dans la baie du commun à quitter nos nids d’aigle au quotidien surbooké et contrarié.
Il va falloir assécher les marécages de l’incompréhension et embocager nos champs afin de les protéger des autoroutes d’une pensée à court terme et des décharges sauvages de nos négligences et nos indifférences.
La puissance de notre bénévolat  maintient le coût du mètre carré de nos ateliers, oasis de liberté au milieu d’un bouillon d’interaction, sous le prix du café alors que valorisé dans une logique du système marchand sans perfusion d’engagement bienveillant il atteindrait celui d’un dessert chez Christian Têtedoie, enfin plutôt, dans son restaurant.

 

Du coup, la question de l’implication de tous/tes et chacun/e devient pressante pour ceux qui fraient avec la limite éthique de leur engagement, ressenti comme peu partagé mais débattre et combattre le poids des absents reste toujours un exercice usant et glissant.
Entre capillarité et singularité de pensée, l’espoir reste toujours de mise.
Encore faut il réussir à identifier quelles carences éclairent le déficit d’engagement et quelles autres carences accablent l’engagement impérieux ?
Quelles sont les glissements qui n’ont pas étés jaugés et relevés comme les signes d’un mouvement préoccupant pour ce qui relève du vital ?
Alors comme à l’invitation d’un pirate qui sait trop bien les incidences d’un différent,
Bienvenue aux pourparlers !

 

N’oubliez pas de déposer à l’entrée guns verbaux et vieux dossiers,
Ni de laisser sur les porte-mentaux vos tenues d’observation subjectivé,
Si personne ne voit rouge, personne ne sera lésé.

 

Home-Art Kong

 

[ Les éditos de MadeInLamartine sont chaque fois rédigés par des plumes différentes, ce sont des interprétations subjectives d’usagers de la Friche Lamartine. ]

MADEINOCTOBRE

Gratuit mais offert

Il arrive parfois que parler du passé soit un désir plus fort que de parler de l’avenir.

Il peut donc être doux de savourer en ce présent d’octobre les souvenirs du mois de septembre, le mois le plus tendre où l’on peut s’étendre enfin sur le gazon en plastique que les footballers et les footballeuses -moins nombreuses- foulent allègrement toute l’année en hurlant au moins aussi fort que les spectateurs.trices du concert de Eat A Kid de 23h samedi 24.09.17. Sur cette plage verte-algues-des-plages, l’hydrogène sulfuré est remplacé par l’odeur alléchante des crêpes mitonnées par une bande de bretonnes coiffées de hautes coiffes en plastique recyclé commandée par une plasticienne qui peint habituellement des Porcs-Nô, une tente de la croix rouge est transformée en espace de jeux pour les gones qui se mesurent au Uno ou au Cluedo. Un clown blanc sans nez rouge à l’accent d’Italie nous convie avec l’aide d’un mégaphone sur la place Michel Jordan pour écouter Brassens chanter auprès de son arbre pour une circassienne qui virevolte dedans. Si vous demandez pourquoi cet endroit de nomme Michel Jordan, il vous répondra « Michael Jeffrey Jordan est né à New York, dans l’arrondissement de Brooklyn, le 17 février 1963. ».

 

Au mois le plus tendre, on a 12 ans et l’on peut s’éprendre d’un rockeur aux cheveux longs qui gratte, qui gratte, on a 20 ans et l’on peut s’éprendre d’un chat noir rempli de petites-grandes maisons peint sur une façade, on a 49 ans et l’on peut s’éprendre d’un SIAPP parti à la recherche d’une ourse disparue, on a 67 ans et l’on peut s’éprendre d’une bénévole sapée d’un gilet rouge pour assurer notre sécurité et cetera.

 

On peut se surprendre quand les groupes d’un vrai faux guide corniste ou plasticien croisent de faux.sses vrai.e.s guides faisant visiter l’antre de la friche non-accessible au public tous les autres jours de l’année (attention consignes de sécurité) à nos V.I.P élu.e.s à la culture qui se pâment devant tant de beautés et d’ingéniosité.

 

On peut se rendre night and day, in and out dans des cabines de plage soit pour pisser soit pour admirer des plantes en performance, on peut s’entendre dire des mots contemporains « l’ovule choisit le spermatozoïde le plus différent d’elle », des contes traditionnels « Qui grignote ma maison, grignoti grignotons, qui me grignote ma maison ? » en ombres, des alexandrins  « Il ne s’agit plus de vivre, il faut régner. » dits par une clowne.

 

On a pu se fendre la poire, la pipe ou le cœur et l’âme à la plage du festival gratuit mais offert par les bénévoles, les artistes et les membres du GDT Teuf élargi de Lamartine qui se sont fendus (le cul) en quatre!

 

Isabelle Paquet (bénévole, spectatrice, artiste et vice versa)

 

[ Les éditos de MadeInLamartine sont chaque fois rédigés par des plumes différentes, ce sont des interprétations subjectives d’usagers de la Friche Lamartine. ]