MADE IN DECEMBRE

Ecureuils bétonnés, charmeur.euses médusé.e.s, excentriques
apprivoisé.e.s : tous et toutes marchent, courent, volent, en quête
du lien rêvé.

LE lien. Avec l’extérieur, avec l’autre, l’étranger.
Le lien qui nous met BIEN.
Pas peur, pas de douleur.

C’est marrant comme le temps s’acharne à mettre en cause ce
qu’on tisse entre dedans et dehors.
L’autre, mi-humain, animal, dur ou nature ;
Nous, ce qu’on croit être et sentir.

Le temps qui court, celui qui change distances variables,
aimantations logiques, étranges indécences Le temps qui caille ou
qui sue.

Le froid anticipe les besoins du dedans, et le chronos coupe parfois
le fil, à des moments improbables et non voulus.
Tout se maintient bizarrement. Le hasard intestino-conscient de nos
vies impose la course.

On nous apprend à installer de grandes barrières pour ne plus
blesser l’autre. Il est souvent pratique de verser du liant par-dessus.
Surtout : éviter d’écorcher vif.

On s’entête à rêver de pouvoir tout livrer comme si rien ne nous
séparait, puis on tombe. Nos ventres demandent l’amour, l’eau
fraîche nous fait ramer.

Quelle saveur quand la connexion s’invite. On sourit, on respire et
on aspire à nouveau à livrer le fond de nos pensées, le bout de nos
peurs, le jus de notre art.

La friche, c’est une partie de notre ventre à tous. Bien désorganisé,
complètement romantique, rond et attachant.

On livre tout ce qu’on peut. On espère en donner plus. Le temps
nous apprend à dire ce qui fait du bien, ce qui fait bien parfois, ce
qui importe toujours.

Maryn.