Thierry Chassagnac

Pour traiter de l’humain, commençons par comprendre la matière élémentaire et son évolution. Suivant cette démarche, le travail de Thierry Chassagnac procède souvent par accumulation ; accumulation de mailles, de volumes élémentaires ou de traces, tous chargés d’une intention unitaire et constitutifs d’un tout doté d’un degré de liberté supplémentaire. Ce faisant, il questionne les modalités de la perception du monde et souligne leur incomplétude face au paysage complexe qui nous englobe. Le corps humain est son abécédaire.

A travers sa recherche actuelle, Thierry Chassagnac propose en particulier de s’interroger sur la distance qu’il convient de prendre ou pas dans notre relation au monde et illustrer ce propos par des constructions composites perceptibles par l’observateur sachant trouver la « bonne » distance et le point de vue pertinent. Il travaille à partir d’images de visage iconique (actrice-acteur, personnage d’actualité…) dont il dégrade le niveau d’information par pixellisation jusqu’à trouver le seuil limite de reconnaissabilité, soit environ 5-800 pixels pour un cerveau standard. Il restitue ensuite l’image en 3 dimensions à l’aide de pixels ou parallélépipèdes de bois peints finement ajustés. La construction se laisse observer différemment selon l’angle de vue et des aberrations visuelles surviennent. On peut aussi froncer le regard pour mieux percevoir le sujet.

 

Titre de l’œuvre ci-dessus : Sweet Romy, 2019, Mélèze, spray (1mx1mx0.8m)

cliquez là et bienvenue sur mon site